Cernoy-en-Berry

C’est pour se distinguer d’une commune homonyme de l’Oise que Cernoy est devenu Cernoy-en-Berry en 1933, une façon de rappeler l’appartenance du village à l’ancienne province du Berry.

Cernoy-en-Berry

Si le village est effectivement situé en Pays-Fort, ce pays est le plus septentrional du Berry. Il se trouve également en limite de la Sologne, comme l’attestent les belles maisons aux façades tressées de briques rouges et ocre qui ornent la place de l’Eglise.

Cernoy-en-Berry

Les eaux fraîches de la Notre-Heure, une rivière de première catégorie, passent au bas du village. Elles alimentent un grand lavoir autrefois fréquenté par toutes les lavandières du pays. Celles-ci étaient si nombreuses que les brouettes avec lesquelles elles transportaient leur linge à rincer encombraient la route. Camille Delamour, un poète forain du XXe siècle qui animait les fêtes de village en fit un poème et donna son surnom berrichon au village, Çarnoué-les-Berouettes !

Cernoy-en-Berry

Riches en faune et en flore, les rives de la Notre-Heure étaient autrefois ponctuées de moulins, une activité dont témoigne encore le Moulin des Borses. A quelques pas du centre du village, toujours au bord de la rivière, se trouve un curieux bassin de pierre surmonté d’une petite statue. Lieu de pèlerinage traditionnel, cette fontaine est dédiée à Saint Loup, le saint guérisseur de la peur. On venait autrefois y baigner les jeunes enfants ou y tremper sa chemise dans l’espoir de vaincre la peur. Un pèlerinage est encore organisé chaque année le deuxième dimanche de septembre, à l’occasion de la fête du « bon Saint Loup ».

Tout autour du village, les environs de Cernoy-en-Berry sont parcourus de nombreux chemins qui rallient les écarts ou donnent accès aux anciens prés. Qu’ils courent entre les cultures, qu’ils traversent les bois, sautant au-dessus des ruisselets, ou qu’ils se perdent dans les chemins creux, ces chemins recèlent tout le calme et la magie des campagnes du Pays-Fort.

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