Châtillon-sur-Loire
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Maison de santé François Rabelais
24, rue du Glacis 45360 Châtillon-sur-Loire

Médecins

Docteur Catherine Bourdeaux
Docteur Benoît Chaumont
Docteur François Weil-Picard
Docteur Michel Brissot (remplaçant)
Tél. : 02 38 31 02 42
e-mail : dr.fwpbc@orange.fr


Diététicienne

Charlotte Sion
Tél. : 06 17 05 39 03


Infirmières

Adeline Bornat
Angélique Dussautoir
Gaëlle Jarret
Tél. : 02 38 31 02 58


Kinésithérapeutes

Mélissa Puzela
Jeanne Carrasco-Fouquet
Tél. : 02 38 31 47 64


Orthophoniste

Marion Robilliart
Tél. : 02 38 36 96 51


Ostéopathe

Jacques-Alban de Metz
Sur rendez-vous, toute la journée du mardi et le jeudi matin.
Tel. : 06 95 59 98 74
osteopathe.demetz@live.fr


Pédicure podologue

Anne-Sixtine Deveau-Galéa
Sur rendez-vous, du lundi au vendredi
Tél. : 02 38 36 96 85
Email : annesixtine.deveau@sfr.fr


Sage-femme

Patricia Molusson Philippart
Sur rendez-vous au cabinet ou à domicile.
Tél. : 07 71 94 59 45

Médecins de campagne : rencontre avec les trois généralistes de la maison de santé !

Médecins de campagne : rencontre avec les trois généralistes de la maison de santé !

Publié le 2 décembre 2020

S’il est un seul endroit de la commune où tout le monde est passé, c’est bien la Maison de santé ! Au sein de cette structure, treize professionnels de santé dont trois médecins généralistes ! Nous avons souhaité les rencontrer et comprendre, avec eux, ce qu’est la vie d’un médecin de campagne.

Catherine Bourdeaux, Benoît Chaumont et François Weil-Picard sont les trois médecins de la Maison de santé pluridisciplinaire (MSP) François Rabelais. Ils ont des univers, des vies et des chemins différents mais une même vocation : nous soigner.
Catherine est la dernière arrivée. Remplaçante des Docteurs Weil-Picard et Chaumont depuis 2009, elle s’associe à eux en 2015, juste avant de migrer à la MSP, ouverte en 2016. Au Pâtis, à leur ancien cabinet, Benoît a remplacé le Docteur Weil-Picard dès 1988 avant de s’associer à lui en 1991 et de gagner la MSP en 2016.
François, tout le monde le connaît et il a soigné une grande partie de la population du territoire, exerce dans la commune depuis 43 ans. Il s’est même comparé à un monument historique, avec l’humour qu’on lui connaît…
Nous avons interrogé les deux plus jeunes médecins et confié la conclusion à l’ancien.

Lolita Nardone : - Comment qualifieriez-vous la médecine telle que vous la pratiquez ici à Châtillon, à la campagne ?
Catherine Bourdeaux : - Nous pratiquons une médecine riche et variée. Nous connaissons nos patients et nous pouvons les suivre. C’est beaucoup plus personnel que de pratiquer à la ville, c’est une médecine totalement différente mais tellement agréable.

Benoît Chaumont : - Quand on est médecin de campagne, on instaure une vraie relation avec nos patients, on fait partie de leur vie. Notre travail de médecin est beaucoup plus exigeant et très différent de celui d’un médecin en ville.

L. N : - Est-ce que l’investissement d’un médecin de campagne est plus grand que celui d’un médecin de ville ?
C. B : - Le métier que l’on pratique à la campagne, c’est l’âme du métier qu’on a appris pendant nos études. Ça demande un investissement plus grand et un suivi plus important mais c’est aussi, pour nous, une vraie satisfaction d’être si proches de nos patients.

B. C : - L’investissement est, bien entendu, plus grand. On est toujours le 1er interlocuteur contrairement aux médecins en ville. Ici, quand les patients ont un problème, ils viennent, la plupart du temps, voir leur médecin de famille. A la ville, le schéma n’est pas le même. On a aussi tout un travail de psychologie à faire avec les patients, ce qui n’est pas forcément le cas d’un médecin en ville qui dirigera plutôt vers des spécialistes.

L. N : - Qu’est-ce que l’émergence de la Maison de santé a changé pour vous ?
C. B : - La Maison de santé nous permet plus d’échanges et un travail plus étroit entre les professionnels de santé. Il y a tout sur place, elle offre un vrai confort pour nous tous mais aussi pour ceux qui voudraient s’installer ! C’est un vrai plus pour les habitants du territoire.

B. C : Depuis 2016, date à laquelle le projet de la Maison de santé s’est finalisé, nous avons un vrai outil de travail pour tous les professionnels de santé. Nous pouvons susciter des envies chez les jeunes médecins. Il est désormais possible pour nous de loger des internes et donc de les accueillir en stage plus sereinement. De plus, c’est plus confortable pour nous tous et beaucoup plus facile de se réunir.

L. N : - En parlant de territoire, vos patients ne sont pas uniquement des Châtillonnais ?
C. B et B. C : - Non, loin de là. Nous soignons des patients issus de tout l’ancien canton sans oublier qu’à Beaulieu se trouve un médecin. Nous n’avons jamais refusé un patient quand celui-ci n’a pas d’autres alternatives. Mais prendre en charge un malade d’une commune hors canton et à proximité d’autres médecins n’est pas automatique. Nous effectuons toujours des visites à domicile mais surtout pour les personnes âgées et/ou handicapées.

L. N : - Justement, à quand un nouveau médecin généraliste pour vous épauler et garantir la survie médicale à Châtillon ?
C. B : - Pour le moment, difficile à dire ! Mais on fait tout pour susciter des envies chez les internes qui viennent en stage et les médecins qui nous remplacent pendant nos vacances. Si j’ai choisi de m’installer à Châtillon, ça pourra être le cas d’autres confrères.

B. C : - On espère bientôt ! Quand j’ai commencé à travailler à Châtillon, nous étions cinq médecins, c’était une toute autre époque. Aujourd’hui, les remplaçants sont ravis de venir quelques temps à la campagne mais ne restent pas. Ils ont peur de l’inconnu, peur de ne pas trouver toutes les commodités qu’ils ont à la ville. Quant aux internes, tous sont unanimes, le cadre leur plaît mais ils veulent rester près de la métropole. On n’est pas dans la meilleure position par rapport à Orléans. Il faut 1h30 en voiture pour s’y rendre et de Châtillon, c’est très mal desservi par les transports. On a quelques pistes, ça commence à frémir. On ne perd pas espoir !

L. N : - Et vous, pourquoi vous être installés à Châtillon ?
C. B : - Pendant mes remplacements, j’ai pu découvrir la commune. Je m’y suis plu. Rien ne me retenait ailleurs au moment où je me suis installée à Châtillon et je me suis dit pourquoi pas. J’aimais déjà la campagne. J’y ai trouvé la tranquillité et la sécurité que je recherchais.

B. C : - Je connaissais déjà la campagne et même la campagne profonde puisque j’avais fait des remplacements dans un petit village de 1000 habitants dans le département de la Marne. M’y installer ne me faisait pas peur ! Je savais que Paris et sa banlieue, où je travaillais encore à l’époque, n’étaient pas loin. J’ai tout de suite aimé les gens d’ici, les paysages magnifiques, le patrimoine...

L. N : - Peut-on être médecin et avoir une vie personnelle épanouie ?
C. B : - Il est tout à fait possible de concilier les deux. Je suis aujourd’hui maman d’un petit garçon et je vois mon fils grandir chaque jour. On peut être médecin rural et être épanouie. La vie personnelle peut tout à fait se réaliser en aménageant ses horaires, notamment. Et puis, il ne faut pas oublier non plus qu’à la campagne, on ne perd pas de temps dans les embouteillages, les transports, etc. Ce qui laisse plus de temps libre pour soi et pour sa famille !

L. N : - Quel message pourriez-vous passer à vos confrères qui hésitent encore à s’installer à la campagne ?
C. B : - La proximité avec les patients est un réel bonheur. On connaît les gens, ils nous connaissent, ils prennent de nos nouvelles quand ils nous croisent dans la rue. Et puis, on ne fait pas de la “bobologie”. Il est assez rare qu’à Châtillon, les patients consultent pour un léger rhume. Tout cela est vraiment très intéressant et enrichissant, on a un énorme rôle à jouer auprès d’eux. Nous ne sommes pas coupés du monde et nous avons accès à la culture et à une qualité de vie optimale.

B. C : - Ici, à Châtillon : il y a tout ce qu’il faut ! Les commodités sont toutes proches. On a une place toute particulière auprès des familles. La Maison de santé est un vrai atout, elle permet de garder le côté libéral, d’avoir une patientèle et il est possible de travailler en équipe, sans faire des semaines de 70 heures. Le vrai plus, c’est le côté administratif qui peut être géré par les secrétaires. On est loin du schéma du médecin qui croule sous les dossiers à remplir et qui n’a pas une minute à lui.

François Weil-Picard : - La médecine exercée dans un milieu semi-rural est bien différente de celle pratiquée en ville car le médecin de campagne est confronté à des situations qui touchent tous les âges et chaque domaine de la médecine. C’est justement ce caractère pluridisciplinaire qui fait la richesse de notre métier. Le praticien n’aura recours aux spécialistes que pour les pathologies qui l’exigent et, ce d’autant plus que dans notre région, ils sont peu nombreux et d’accès difficile.
Ce qui fait la spécificité du médecin rural et qui s’est sensiblement perdue en ville, c’est le respect mutuel et la confiance qui s’instaure entre le malade et son médecin. Cette approche est fondamentale dans ce colloque singulier qui associe le patient à son praticien.
Nous avons la chance, à Châtillon, de pouvoir exercer dans une maison de santé qui a permis de pérenniser une présence médicale. Cette chance, c’est aussi celle de tous les habitants qui ont ainsi l’opportunité d’avoir, à leur porte, 13 professionnels de santé.
Nous devons à Emmanuel Rat, alors Président de la Communauté de communes du canton de Châtillon, la réalisation de ce projet.
Exercer dans une commune depuis 43 ans, c’est être, entre autres, sa mémoire, le témoin de beaucoup de bonheurs mais aussi, parfois, de malheurs concernant les familles.
Je ne dirais jamais assez combien j’ai été sensible à l’accueil qui m’a été réservé. Et, avec Catherine et Benoit, je suis sûr que notre MSP attirera de nouvelles vocations. Nous entrons dans une nouvelle ère où le numérique ouvre de nouveaux horizons, où la vie à la campagne prend un réel essor, où l’offre culturelle n’est plus si éloignée, où, enfin, on mesure que les distances sont d’abord mentales avant d’être kilométriques.
Décider d’être médecin à Châtillon, c’est un choix mais aussi un risque. Pour moi, il a été celui d’un bonheur renouvelé. Pourquoi ne le serait-il pas pour d’autres ? « Exercer la médecine », disait Pasteur, « c’est guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours ».

François Weil-Picard


Un nouveau défibrillateur à la Maison de santé

Maison médicale

La Commune dispose désormais un nouveau défibrillateur, en place à la Maison de santé. Il vient s’ajouter aux sept déjà en place à Châtillon et pourra être utile si une personne fait un malaise cardiaque dans ou à proximité de la Maison de santé.

Ce nouveau défibrillateur installé tout récemment n’a, contrairement aux sept autres, pas été financé par les collectivités mais par les professionnels de santé de la Maison de santé, eux-mêmes. En effet, ces derniers connaissent bien les risques de malaises cardiaques et connaissent aussi l’importance d’avoir à proximité un défibrillateur qui peut sauver des vies, en attendant les secours.
Ce nouvel appareil est accessible à toute personne pendant les horaires d’ouverture de la Maison de santé.
Pour rappel, voici l’emplacement des autres défibrillateurs de la Commune :
- Au Stade
- A l’ancien Collège
- A la Mairie
- Au Centre médico-social
- Au Gymnase intercommunal
- Au Gymnase Jean Roblin
- Au Centre socio-culturel
Ainsi, grâce à la présence des ces appareils, vous pouvez, si vous êtes témoins d’un malaise cardiaque, intervenir rapidement en allant chercher le défibrillateur le plus proche de vous.
Petite précision : le défibrillateur de la Mairie peut aussi être transporté et utilisé en extérieur pendant les manifestations.
Les associations peuvent en faire préalablement la demande et l’emmener sur le lieu de la manifestation.