Tribers

"33'55" later", le disque du groupe châtillonnais Tribers est enfin disponible

Depuis sa création, il y a trois ans, le groupe Tribers déchaîne l'enthousiasme du public avec sa musique aussi efficace qu'énergique, fusion d'électro-métal et de rythmes tribaux. Après avoir mis le feu à la Fête de la musique, au Centre socioculturel et au festival Strange à Châtillon-sur-Loire comme dans les salles de concerts de la Région, le groupe sort son premier disque, "33'55" later". Jeff, fondateur du groupe et bassiste, ne cache pas son bonheur...

Entretien

le disque du groupe châtillonnais Tribers est enfin disponible

Jean-Fabien Laurencin, plus connu sous le nom de Jeff, est à l'origine du groupe qu'il a fondé en 2010 avec le percussionniste Pascal Lemaître, Nicolas Salin, dit Skotti, guitariste et chanteur, et Frédéric Diard (Fredo) au didgeridoo. Bassiste du groupe, Jeff est également compositeur et arrangeur.

Jeff, que sont ces 33 minutes et 55 secondes qui donnent son titre à l'album?
- C'est tout simplement la durée exacte de l'enregistrement, le disque dure 33 minutes et 55 secondes. Ce titre exprime notre souci de la précision et notre sentiment d'avoir créé quelque chose de fini, d'abouti. C'est aussi un clin d'oeil puisque ces 33 minutes-là ont nécessité, non pas 33 minutes de travail, mais des dizaines et des dizaines d'heures de composition sur les logiciels, de répétition, de mixage et d'enregistrement.

Votre public retrouvera-t-il sur le disque les morceaux qui le font danser et vibrer depuis trois ans? - Oui, certains morceaux du disque ont été composés au tout début du groupe. Ils ont évolué bien sûr après avoir été testés en "live", ils ont été recomposés encore et encore au fur et à mesure des répétitions mais aussi de l'enregistrement.

Tribers s'est fait connaître par la scène. Avez-vous eu des difficultés à faire coller vos morceaux avec les exigences du format "disque"?
- Depuis le début, nous travaillons à partir de bandes que nous enregistrons à l'avance, avec les boîtes à rythmes et les synthétiseurs, et par-dessus lesquelles nous jouons sur scène. Sur ces bandes, des plages sont prévues pour des improvisations, notamment aux percussions et au didgeridoo. Sur le disque, l'improvisation n'avait pas sa place. Les morceaux ont dû être épurés, réorchestrés, recomposés pour qu'on puisse les écouter dans son salon ou dans sa voiture. Mais comme nous faisons avant tout de la musique "transe", dont le principe est de monter en intensité, les morceaux restent assez longs, entre 4,54 et 8,49 minutes. Nous sommes loin du format "couplet-refraincouplet" que l'on entend généralement à la radio...

Est-ce que vous êtes heureux de ces 33'55''-là?
- Très content! Ce disque est l'aboutissement de trois ans de travail. Nous sommes aussi très heureux d'avoir pu créer un disque de cette qualité sans être passés par un réseau de production classique et en restant dans la région. "33'55" est une coproduction Tribers /L'Echo'n Co, un producteur associatif de Vierzon. Il a été enregistré dans les studios de l'association Emmetrop à Bourges.

Comment voyez-vous la suite? Jusque-là, nous n'avions que des enregistrements de qualité moyenne à faire écouter. Maintenant, nous allons pouvoir aller démarcher les salles de concerts et les organisateurs de festival. Le processus de composition est déjà relancé pour un deuxième disque. Et puis de la scène, de la scène, toujours de la scène!

Le disque "33,55" later" est disponible lors des concerts du groupe et sur demande à l'adresse mail tribersmail@yahoo.fr. Son prix est de 10 euros.

Tribers, ce sont trois Châtillonnais, Jean-Fabien Laurencin, guitariste et bassiste, créateur de l’association la Basse-cour, Nicolas Salin, dit Skotti, guitariste, ancien membre du groupe Lombricor et Pascal Lemaître, percussionniste, membre de Yemanjah, ainsi qu’un Giennois, Frédéric Diard, dit Fredo, joueur de didgeridoo.

Interview de Jean-Fabien et Skotti, en janvier 2012

Comment est né Tribers ?

Jean-Fabien : J’avais dans l’idée de monter un groupe avec des musiciens châtillonnais. J’ai contacté quatre gars et je leur ai fait écouter des petites maquettes que j’avais enregistrées. Ça leur a plu et chacun a commencé à mettre sa patte en fonction de son style. Nous avons commencé les répétitions en mai 2010. Au début, nous étions cinq avec Julien Presumey qui était à la programmation rythmique, un peu comme un DJ, mais il n’est pas resté.

Vous avez tous les quatre des influences très différentes. Lesquelles ?

Skotti : Pascal vient plutôt du « tribal », de la percussion africaine, mais il a été longtemps batteur de rock et de punk. Jean-Fabien est plutôt « rock-fusion ». Moi, je viens du métal trash. Quant à Fredo, il n’avait jamais joué en groupe.
Jean-Fabien : En même temps, on se retrouve tous dans le rock métal et on aime tous les quatre la techno, l’électro, la percu tribale. On peut être spécialisés dans un style et être éclectiques dans nos goûts, écouter un peu de tout.

Comment définiriez-vous le style de Tribers ?

Skotti : Electro tribal métal…

Jean-Fabien : … avec des influences de musiques arabes et hindoues, comme Ravi Shankar, et d’autres qui viennent de la mouvance rock psychédélique, les Pink Floyd, King Crimson… On joue maintenant ensemble depuis un an et demi, le style se précise, c’est de plus en plus une fusion.

La Musique Assistée par Ordinateur (MAO) joue un grand rôle dans vos compositions. Comment mariez-vous la technologie aux instruments ?

Jean-Fabien : La MAO nous permet de fabriquer le squelette, la base de la plupart des morceaux. La rythmique et le séquençage, l’enchaînement couplets/refrain, sont créé sur ordinateur. On utilise la MAO comme un instrument en plus des nôtres, pour ajouter des voix, des bruitages, des sons déformés.
Skotti : Une de nos chansons s’appelle Universal Tribe. Elle raconte que nos instruments viennent chacun d'un continent, le djembé et le doum doum d'Afrique, le didgeridoo d'Australie, la basse et la guitare d'Amérique et la partie électronique d'Asie. C’est une tribu, mais universelle.

Quel souvenir gardez-vous de votre premier concert lors de la fête de la musique à Châtillon-sur-Loire en juin 2011?

Skotti : J’en ai fait des concerts, mais celui-là, je l’ai vraiment apprécié. Il y avait des gens sur toute la place Sainte-Anne et dans la rue. Tout le monde dansait, tout le monde ! C’était trop bien…
Jean-Fabien : A cause de la réaction du public, j’étais dans un état d’euphorie que je n’avais jamais connu avant. On avait dû speeder pour être prêts le jour du concert, c’était un peu un test pour nous. C’était réussi.

Vos projets pour la suite ?

Skotti : Le concert du 27 janvier au Centre socioculturel de Châtillon-sur-Loire a été enregistré. La « démo » que nous en avons tiré devrait nous permettre de décrocher des nouvelles dates pour jouer dans la région. A terme, il y aura des morceaux à télécharger sur Internet et surement un album. Et puis Strange en été 2012.
Jean-Fabien : On veut aussi s’amuser. On n’est pas là pour faire passer telle ou telle idée, on ne veut pas se prendre la tête. Ce qu’on veut, c’est faire danser les gens.




Contact

Jean-Fabien Laurencin
Tél. : 06 60 19 98 28
Email : tribersmail@yahoo.fr
Facebook : http://www.facebook.com/profile.php?id=100002595686573&ref=ts

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