Sur les hauteurs de Châtillon, de nombreux visiteurs se sont pressés autour des stands.

Une couveuse des années 1950. On pouvait trouver de tout sur ce vide grenier, même une couveuse pour incuber les oeufs fécondés et favoriser l’éclosion de poussins. Trouvée dans le grenier d’une ancienne ferme de la famille Dohin par ses nouveaux propriétaires, les Maignaut, cette couveuse raconte une histoire bien locale.

Nombreux étaient les Châtillonnais qui élevaient des poules et utilisaient des couveuses pour avoir plus de poussins que les poules pondeuses n’en pouvaient couvrir. Ces couveuses fonctionnaient au gaz ou à l’électricité. Plus d’une centaine d’oeufs fécondés étaient placés sur les étagères chauffées à 37 degrés. C’était tout un travail car il fallait les retourner deux fois par jour afin d’éviter que l’embryon ne se colle à la coque de l’oeuf et cela pendant les vingt jours d’incubation. Ce sont trois générations de la famille de l’ingénieur Adam de Briare qui avait mis au point ces couveuses vendues depuis 1920 sous le nom de marque La Nationale.

François Bedu, une grande figure de Châtillon, longtemps adjoint au maire Jean Roblin, en était l’un des représentant. Il a vendu des milliers de couveuses en France et à travers l’Europe. Et peut-être aux Dohin qui habitaient sur la route d’Autry, qui sait ?

Sûrement pas grand monde sur le vide grenier de dimanche dernier où circulaient des visiteurs qui ont peu connu ces générations du passé.

Mais qui s’intéressent à tous ces objets du passé, récent ou lointain, qui tissent une histoire entre la leur et celle des anciens propriétaires. À bon prix, le plus souvent.

Stéphanie Doisne, présidente des Prés Fêtards ne cachaient pas sa joie devant le succès renouvelé des manifestations organisées par l’association et ses bénévoles toujours très actifs. Et, tout en les remerciant, a confirmé qu’un voyage les réunirait comme chaque année pour fortifier les liens.

Mais avant, ils invitent les Châtillonnais à leur soirée disco, le 27 juillet au camping. Il y aura du monde, comme d’habitude. Tant mieux.

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