Des femmes qui exercent des métiers autrefois surtout masculins ont dit que tout est possible pour chacune ou chacun.
Une géomètre, une agricultrice et une ingénieure en centrale nucléaire. Des métiers, autrefois essentiellement occupés par des hommes, sont aujourd’hui bien assurés par des femmes. Qu’ils s’agissent de garçons ou de filles, chacun peut exercer le métier de son choix. Le tout est de le vouloir. Mais avant, faut-il encore le savoir et s’en donner les moyens.
C’était tout l’enjeu de ces échanges à l’heureuse initiative de la directrice intérimaire de l’école primaire, Sabine Le Goff. Les écoliers, entourés de leurs institutrices, ont écouté avec grand intérêt la présentation des participantes.
Adeline Capgras, agricultrice, a partagé son quotidien et son parcours. Issue du milieu agricole, elle a décrit une journée de son travail rythmé par les soins aux animaux, la traite des vaches le matin, le nettoyage de la stabulation, l’alimentation des veaux, puis la reprise des tâches en fin de journée. Les enfants, très curieux de cette vie très riche, l’ont interrogée sur la taille de son exploitation, le nombre d’animaux, ou le genre de céréales récoltées. L’agricultrice a répondu à toutes les questions « Mes journées se terminent souvent vers 19 heures », a-t-elle sourit, heureuse de son travail.
Autre témoignage, celui de Christelle Deberne, géomètre, qui évolue elle aussi dans un environnement majoritairement masculin. « Rien n’est interdit, tout est accessible », a-t-elle affirmé, insistant sur l’importance de dépasser les idées reçues. Un message partagé par Thérèse Jacquart, ingénieure en centrale nucléaire, qui a assuré que son métier, bien que perçu comme masculin, se déroule dans des conditions tout à fait normales.
De nombreuses questions, notamment chez les filles, ont fusé de toutes parts. Elles pensent déjà à leur avenir professionnel qu’elles imaginent dans les métiers de vétérinaire, dessinatrice de mangas ou encore agricultrice, un large choix donc !.
Pour la directrice, cette initiative s’inscrit dans une démarche éducative essentielle. « L’égalité entre les sexes passe aussi par l’éducation. Les stéréotypes peuvent encore freiner certaines vocations, mais les mentalités évoluent positivement », se réjouit-elle.
Cette rencontre enrichissante a contribué à faire évoluer, dès le jeune âge, le regard vers l’avenir professionnel dans une société sans discrimination sexiste. Dans une statistique récente, le pourcentage de femmes est aujourd’hui, déjà, majoritaire chez les médecins, les magistrats et les enseignants ! À suivre.
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