Pour l’Épiphanie, les excellentes galettes de nos boulangers.
Comme chaque année, les boulangers‑pâtissiers châtillonnais, proposent un large choix de galettes, rivalisant, chacun, de créativité pour le plaisir de leurs clients. À côté de la traditionnelle frangipane, on en trouve aux poires, aux pommes, sèches ou au chocolat comme chez Babled. Ou à la noix de coco et au chocolat au lait chez de Tomasi ! « Un vrai délice », se réjouit Fanny, la boulangère.
Dégustées en famille ou entre amis, les galettes sont l’occasion de tirer les rois à la recherche de la fève qui va couronner la tête d’un roi ou d’une reine d’un jour.
Et comme toujours, elles vont garnir chaque table de la ville !
Pourquoi parle-t-on de «fève» ? D’où vient cette tradition ?
Il faut remonter jusqu’au XIVe siècle pour trouver les premières traces de ce qui est devenu une coutume chrétienne, laquelle n’a pourtant rien à voir avec l’Épiphanie, racontée dans les Évangiles.
La tradition du tirage du roi est probablement héritée des Saturnales, au temps des Romains. Ces grandes fêtes en l’honneur de Saturne, le dieu romain de cette époque, avaient lieu entre la fin du mois de décembre et le début janvier. À cette occasion, maîtres et esclaves se retrouvaient sur un pied d’égalité : un tirage au sort faisait d’un esclave, le roi d’un jour. Or, cette désignation se faisait au cours d’un banquet à l’aide d’une fève placée dans un gâteau. Conservée pendant le haut Moyen Âge, toujours au moment du solstice d’hiver, la fête a ensuite évolué pour devenir une «fête des fous» où les rôles sociaux étaient inversés.
Avec l’avènement du christianisme, ces traditions païennes ont été remplacées par une fête chrétienne qui commémore la venue des Rois mages à Bethléem. Cette fête, célébrée le 6 janvier, est devenue l’une des plus anciennes du christianisme.
Au fil des siècles, les coutumes vont encore évoluer. Au Moyen-Âge, celui qui trouve la fève et devient roi doit offrir une tournée générale. C’est Catherine de Médicis, durant la Renaissance, qui introduit la frangipane en France, inspirée d’une recette du comte Cesare Frangipani.
Quand survient la Révolution, le gâteau et surtout son nom de gâteau des rois sont interdits. Mais, les sans-culottes, républicains parmi les plus ardents, redonnent vie à cette pâtisserie en l’intitulant galette de l’Égalité dégustée le 6 janvier au cours de la fête du Voisinage !
La Révolution passée, l’Épiphanie reprendra ses droits et la galette des rois, sa place sur les tables françaises.
Elle y est toujours pour le plus grand plaisir de tous.
Pratique
Boulangerie Babled
10, rue Martial Vuidet
02 38 31 38 35
Boulangerie De Tomasi
1, rue Haute
02 38 31 47 13
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