Entre arrosage stratégique et pelouses sacrifiées, les services techniques ont tenu bon face à la canicule pendant que les agriculteurs, eux, comptaient les gouttes.
La canicule de cette année n'a laissé personne indifférent, pas même les massifs de fleurs. « La sécheresse a eu un impact sur le fleurissement de la ville », concède Xavier Rosière, chef des services techniques, qui préfère toutefois retenir le positif : « Nous avons fait le maximum pour que la commune reste belle », se félicite-t-il, non sans savourer les retours enthousiastes des Châtillonnais.
L'arme secrète de la commune ? Les réserves d'eau de pluie de l'ancien collège, route de Beaulieu, qui ont tenu bon quand tout le reste flanchait. « Elles nous ont permis d'arroser et de tenir pendant les jours les plus chauds », précise le responsable, qui n'oublie pas non plus de tirer son chapeau aux agents mobilisés pour l'arrosage : « Je les remercie tous. »
Châtillon n'est pas un cas isolé : le préfet du Loiret a lui aussi dû hausser le ton, plaçant la Loire en état de crise sécheresse à la mi-août, avec des restrictions de prélèvement d'eau qui touchent de plein fouet l'irrigation agricole dans plusieurs bassins du département. De quoi compliquer sérieusement la vie des agriculteurs locaux, en pleine période de moisson, quand chaque goutte d'eau devient un calcul serré.
Face à cette situation, appelée à devenir la norme plutôt que l'exception, la commune réfléchit déjà à revoir sa copie. « Il faudra que l'on repense à la plantation de plantes qui demandent beaucoup d'eau », estime Xavier Rosière, avec un œil sur l'avenir. Quant aux pelouses, la sentence est sans appel : pas prioritaires, elles ont tout simplement été abandonnées à leur sort et à leur teinte automnale, avancée de plusieurs mois.



