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Depuis 2003, la République a instauré une journée d’hommage au sacrifice des Harkis.

Cette journée du 25 septembre a été instituée en reconnaissance des sacrifices consentis et des sévices subis par les harkis, moghaznis et personnels des diverses formations supplétives et assimilés du fait de leur engagement au service de la France lors de la guerre d’Algérie, entre 1954 et 1962. Depuis sa création en 2003, cette commémoration donne lieu chaque année à l’organisation d’une cérémonie dans chaque commune du pays.

À cette occasion, le maire, Vincent Gitton, entouré de ses adjoints et conseillers municipaux, ainsi que des porte-drapeaux et de représentants de la gendarmerie, dont l’adjudant Guillaume Boulay, se sont rendus au monument aux Morts.

Avant une minute de silence et la Marseillaise, le premier magistrat de la commune et les adjoints Donatien Blanchard et Virginie Binstzik ont lu le texte d'Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants.

En voici un extrait :

« Le 25 septembre, la France tout entière s’incline et se recueille à la mémoire des Harkis et des autres membres des formations supplétives.

Aujourd’hui, nous honorons ces combattants dont l’histoire tient une place si particulière dans la nôtre.

Aujourd’hui, nous nous souvenons de ces hommes d’Algérie qui ont servi sous le drapeau français, non par contrainte, mais parce qu’ils aimaient la France et parce qu’ils avaient confiance en elle.

Aujourd’hui, dans chaque département, la Nation leur rend un hommage silencieux et solennel.

Ils venaient de toute l’Algérie : de Kabylie, des Aurès, de l’Ouarsenis, des Hauts Plateaux, de l’Oranie et du Constantinois. Ils connaissaient le terrain, la langue, les villages. Pris dans une guerre qui ne disait pas son nom, ils furent engagés dans des combats souvent fratricides, qui déchiraient aussi les familles et les communautés.

Harkis dans les unités de l’armée, moghaznis auprès des sections administratives spécialisées, membres des groupes mobiles de sécurité ou des groupes d’autodéfense qui protégeaient leurs propres villages : ils furent de toutes les missions, de tous les combats. Aux côtés des militaires de carrière et des appelés, ils partagèrent les patrouilles, les nuits de garde, les marches dans les djebels et le danger, tissant les liens d’une indéfectible fraternité d’arme. Beaucoup y laissèrent la vie.

La France doit cet hommage à ces combattants et à leur famille, laissés sur place alors que les appelés repartent en métropole et que la guerre prend fin. Seuls, ils font face aux déchaînements de violences et d’exactions, de tortures et de représailles.

Une partie d’entre eux parvint à gagner la France, souvent grâce à des officiers restés fidèles à leurs hommes, parfois au mépris des ordres. Dans l’exil, beaucoup connurent les camps et les hameaux de forestage, dans des conditions indignes. Ils y firent preuve, une fois encore, d’un courage remarquable. »

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