La commune a clôturé ses captages d'eau potable, équipés de détecteurs d'intrusion.
L'eau du robinet provient d’où ? Elle vient du sous-sol, par des captages, des ouvrages qui vont chercher l'eau dans la nappe souterraine. Ceux de Châtillon se trouvent sur un terrain communal, au lieu-dit le Chaudron, en bordure de l’Éthelin. Ils sont constitués de deux forages, capables de produire 1.800 m³ par jour. L'eau est totalement conforme aux normes de potabilité, et la capacité de production est du double de la consommation de pointe de la commune. De quoi voir venir.
Une fois captée, l'eau est traitée avant de filer vers le château d’eau avant de gagner les foyers de la commune. À Châtillon, la distribution d’eau potable dans chaque habitation a débuté à partir de 1939. Depuis, il suffit de tourner un robinet, et on oublie un peu d’où provient l’eau.
Elle est produite par des captages en amont du centre-ville, qui doivent être protégés. Un promeneur trop curieux, un animal, un geste malveillant, mieux vaut les éviter.
La commune a donc lancé un programme de travaux en deux volets. D'abord, une clôture rigide de 540 mètres de long, posée par l'entreprise Decherf, qui ceinture tout le terrain. Ensuite, des détecteurs d'intrusion installés par la société Centraphone sur les capots qui ferment les captages. Si quelqu'un tente de les ouvrir, une alerte part par radio vers l'exploitant, Suez.
Le chantier est aujourd'hui terminé après avoir été plusieurs fois retardé du fait d’inondations. Il a coûté 65.000 € HT, dont plus de 80 % sont couverts par des subventions de l'Agence de l'Eau et du Département, pour un total de 54.000 €.
L'eau qui s’écoule depuis chaque robinet est donc bien protégée. Et nous avec.



